Merveilleux ou fantastique ?

Cela fait maintenant cinq ans que j’enseigne le fantastique à mes classes de 4e. Et s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que définir clairement le fantastique n’a rien d’évident pour les élèves. Cette année, lors de ma séance d’introduction, j’ai choisi d’aborder la notion autrement : en la comparant au merveilleux.
Pour cela, j’ai proposé à mes élèves cinq extraits de textes.
La consigne était structurée en trois étapes :
- Identifier les éléments surnaturels présents dans chaque texte
(nous avons commencé par définir ensemble ce que signifie surnaturel). - Observer et décrire la réaction du personnage face à cet élément.
- Comparer ces réactions (en collectif cette fois).
Dans un premier temps, les élèves ont travaillé en autonomie pour remplir les deux premières colonnes. Puis nous avons mis en commun nos observations et complété ensemble la troisième colonne : quelles différences constate-t-on dans la manière dont les personnages réagissent au surnaturel ?
Et c’est là que tout s’éclaire.
Dans le merveilleux, l’élément surnaturel est accepté sans remise en question. Il fait partie du monde, du fonctionnement normal de l’univers du récit.
Dans le fantastique, au contraire, l’élément surnaturel dérange, inquiète, perturbe. Le personnage doute : Suis-je fou ? Est-ce un rêve ? Cela ne devrait pas exister… Et lorsque le surnaturel devient indéniable, c’est souvent la terreur qui s’installe.
Cette activité a parfaitement fonctionné, je la réutiliserai sans hésiter !
